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JOURNEE de PREPARATION à PAQUES

pour le MCR (Mouvement Chrétien des Retraités)

Eglise Ste Thérèse Mardi 31/03/2009

 

« Bâtissons des ponts entre les générations »,

 

tel était le thème de cette journée, développé par Mgr Marcel PERRIER, …

 

    

 

    

 

 

…devant une assistance d’environ 150 personnes, venues de tout le doyenné.

 

 

 

Paul VI disait : « Le temps est venu pour moi de fermer les yeux sur ce monde magnifique et dramatique »

 

 

       

 

    

 

 

magnifique

Magnifique : la vie est facile quand on est en bonne santé, qu’on a des beaux cheveux, que quelqu’un vous sourit.

Magnifiques, les moyens techniques des médias, les progrès de la médecine qui a fait des exploits (ainsi l’espérance de vie a été repoussée à 100 ans, voire à 110 ans.)

Magnifique, la solidarité internationale par les mouvements, les associations.

Magnifiques, les nombreuses associations, les loisirs pour tous les âges.

Magnifique ce chant qui dit « Souvenir, souvenir ».

L’action commence par un « regard » :

-         Jésus « regarde » les moissons qui sont abondantes.

-         Jésus « vit les foules » :

-         « J’ai vu la souffrance de mon peuple ».

La mission commence par le « regard » : il faut s’ajuster à la Parole de Dieu.

 

dramatique 

Dramatiques, les crises bancaire et monétaire (scandaleux, les paradis fiscaux avec leurs conséquences ; les razzias des terres en Amérique latine et en Afrique

 sur les paysans n’ayant pas de titre de propriété  : les immenses territoires où les paysans en sont chassés).

Dramatique, cet adolescent à Winnenden qui a tué plusieurs personnes dans son collège.

Dramatiques, ces conflits continuels en Palestine, en Afrique, avec leurs conséquences (comme la déroute des femmes et des enfants affamés et terrorisés).

Dramatique, la crise sociale (comment payer les traites de la maison quand on est au chômage ?),

Dramatique, la crise familiale, liée souvent au chômage

Dramatique, la crise éthique (on ne sait plus bien où est le bien, où est le mal).

Dramatique, la crise religieuse (les religions existent pour « rassembler » ; or l’intégrisme existe pour « diviser »).

Dramatique, la transmission :

-         Par exemple, la catéchèse : il y a 60 ans, 70 à 80 % des enfants allaient au catéchisme : c’était naturel ; il y a 20 ans, c’était 45 % ; actuellement,

seulement 20 % : ce n’est donc plus « automatique ».

-         Autre exemple : dans une station du Val d’Arly, le moniteur organise l’entraînement obligatoire au ski le mercredi toute la journée ; un enfant pose

la question : « on a caté ce jour » et le moniteur de répondre : « ceux qui souhaitent devenir champion iront à l’entraînement, les autres se feront curé ».

Un échange avec le catéchiste et le moniteur a eu lieu = un  « pont » a donc été établi et un accord a été trouvé.

 

On est bien d’accord avec les paroles de Paul VI sur le fait de ne pas fermer les yeux sur la misère : il faut, au contraire, les ouvrir sur tous ces drames.

Le nombre de baptisés est passé, pour la même période de 600 000 à 300 000 pour les enfants < 7 ans, et de 3 000 à 20 000 > 7 ans, ce qui est un encouragement.

De même, le nombre de mariages est passé de 300 000 à 83 000 aujourd’hui.

 

La crise de la transmission : il y a 50 ans, le 7ième jour de la semaine était le dimanche, maintenant c’est le Week-End. Vos parents marquaient le dimanche

en revêtant le costume traditionnel (du beaufortain, par exemple). Lorsqu’on conduisait le troupeau dans les communaux, les enfants devaient

se positionner de façon à apercevoir le clocher et arrêtaient leurs activités au son de la cloche à 10 H.

Toutes ces traditions ont disparu. Pourquoi ces défauts de transmission ?

-         il y a eu des générations où il n’y avait pas de parents (décimés au cours de la guerre). Dans l’ancien temps, les générations vivaient ensemble,

aux travaux d’écurie, à la veillée, aux champs.

-         actuellement, les enfants vivent le plus souvent entre eux, à l’école, au repas, en activités scolaires : l’enfance fait un « bloc » où il est difficile

de pénétrer. Entre eux, ils se disent beaucoup de choses.

(cf. cette maman qui ne voulait pas parler des choses de la vie avec son enfant de 8 ans, voulant le protéger, mais qui est tombée des nues le jour

où il lui a dit qu’on lui avait donné l’adresse des « putes » sur internet…).

-         les adolescents se déplacent beaucoup, font des activités ensemble, prennent leur repas ensemble, se parlent par téléphone portable :

on ne rentre pas n’importe comment dans un groupe

(exemple vécu dans une gare où Mgr PERRIER, sans se faire connaître, entame la discussion avec un groupe qui l’a vertement éconduit).

-         les jeunes étudiants (ils sont 100 000 à Toulouse) : dans ce microcosme, il se vit une manière de pensée, de dialogue, de projet, une autre manière

 de vivre, de parler (discours anti-bourgeois).

-         les actifs : ont leurs soucis de boulot, soucis de famille

-         les jeunes retraités, très actifs dans les clubs ruraux : une certaine unité parmi les habitants, avec leurs loisirs : repas, loisirs ensemble, long séjour.

La société s’est constituée en Société, en quelque sorte « un pilier de pont ».

 

La plus belle époque, c’est la nôtre, car, de toute manière, nous n’en connaîtrons pas d’autres : il faut l’aimer.

 

Comment relier les différentes piles de pont, si ce n’est qu’avec un « tablier » pour que ça circule ?

Les jeunes sont devenus très critiques en face des grandes institutions : la justice, l’Education Nationale (les enfants ne savent pas lire, c’est la faute à l’EN ;

donc chaque ministre y va de sa réforme), l’Eglise (à cause du passé, l’Inquisition, les bûchers, les 220 cathares brûlés).

Les guerres de religion divisent les gens ; les religions ont généré des guerres (voir la pathologie des guerres, de la shoah, de la bombe atomique).

En Palestine, les religions ne sont pas bien vues.

Les jocistes sont considérés comme des athées, des agnostiques, des « a-religieux ».

L’évêque de Recife estime que le viol est moins grave que l’IVG : par contre, l’information expliquant que l’Eglise-communauté avait pris en charge le violeur

et la victime, n’est pas arrivée jusqu’à nous.

Il faut savoir que 26 % des sidéens sont pris en charge par les Eglises, notamment par l’éducation, la formation, l’accompagnement des couples qui sont

d’autres moyens que les préservatifs.

Ce n’est pas marqué dans l’Evangile de distribuer des fusils : il a bien fallu prendre les moyens, lors des deux dernières guerres, pour refouler l’envahisseur.

 

Avant, la transmission se faisait « verticalement » : enseignant>enseigné. Actuellement, avec les médias, la transmission se fait « horizontalement ».

Aussi, la transmission se fait mal en raison de la critique des institutions. Autrefois, l’Eglise reliait les générations : à l’heure actuelle, la transmission se fait difficilement.

 

 

    

Fais de ta vie

 

1/ Regarde tout ce qui est beau

la Création et sa lumière.

Reçois la vie comme un cadeau

Elle vient de Dieu et tout s’éclaire

 

    

 

Refrain :

 

Fais de ta vie une page en couleur

Fais de ta vie un rayon de bonheur

Fais de ta vie un chemin de bonheur

Un amour sans frontières.

 

           

 

2/ Partage tout ce que tu peux

Tous les talents qui te révèlent

Ils sont trésors venus de Dieu

Ils sont la vie qui étincelle.

 

    

 

3/ Prépare le monde à venir

Dès aujourd’hui, dans la confiance

Par toi l’amour va refleurir

Comme un soleil, une Espérance.

 

         

 

 

Comment mettre un « tablier » entre les différentes piles de pont et permettre à la communication de circuler ?

 

Exemple de la vie courante : les jeunes regardent les anciens vivre ; il faut les écouter, les encourager : cela fait un « pont ».

 

Autre exemple de la mère de famille, ayant des enfants, des petits-enfants, qui se sent obligée de préparer le repas le dimanche pour leur permettre

 de se rassembler entre eux , mais qui ne voudrait pas  rater sa messe : l’un d’entre eux qui se dévoue pour l’emmener à l’église, a été un signe qu’il a rendu service :

un « tablier » s’est créé.

 

Lors de sa sépulture, en « souvenir », les enfants diront qu’elle vivait « selon sa foi » : cela construit quelqu’un.

 

L’Enfant Prodigue : quand ça va mal, il pense à revenir à la maison ; ce n’était pas plus mal, au moins, il avait à manger. Qu’est-ce qu’il a à revenir

à la maison paternelle : c’est le « souvenir », car il dure à travers les générations.

 

Il ne faut jamais critiquer les outils : le « souvenir » balise le chemin. Il ne faut pas craindre de vivre les valeurs essentielles.

 

Charles de Foucauld n’a jamais converti personne : les gens autour de lui disaient qu’il était trop bon. Pourquoi il est si bon ? c’est parce que « son patron »,

Dieu, est bon, parce que sa religion est bonne.

 

Au début du XX ième  siècle, Dieu a allumé deux « phares », deux veilleurs : Ste Thérèse de l’Enfant Jésus et Charles de Foucauld.

 

Exemple : histoire de la mamie et de son petit : « Qu’est-ce que c’est cette église », « C’est la maison de Jésus ». Ils entrent dans l’église pour voir Jésus :

 « Il est où, Jésus », « Vers la lumière »,  « Dans la boîte (le tabernacle) ? ». Mamie balise… Elle aurait dû dire « c’est la maison des chrétiens :

on ira les voir dimanche prochain ».

Etre chrétien, c’est croire en Jésus : un dialogue doit s’instaurer.

 

Exemple : deux jeunes venus pour la préparation au mariage. Le prêtre demande : « Baptisé ? », « Oui » ; « croyant ? », « non ».

Il poursuit : « Tu demanderas à ta grand-mère pourquoi elle t’a fait baptiser : cela enclenche un dialogue. La grand mère dit de lire, dans la Bible,

Mathieu chapitre 5 = les Béatitudes (ou Sermon sur la montagne). Ce sermon nous dit comment il faut vivre ensemble.

Il faut dialoguer avec les jeunes : l’accompagnement  est à rechercher pour les parents.

 

Exemple : les parents : « On ne pouvait plus porter l’enfant à terme, l’accompagner plus loin. Nous avons connu un mois de détresse et maintenant, on culpabilise ».

Le prêtre : « Le bon Dieu ‘prend en charge’ l’enfant parce que c’est un être humain ; aussi, donnez-lui un nom ; louez Dieu pour cette prise en charge ;

aidez les enfants du Tiers Monde ; engagez-vous dans la confiance de Dieu, dans la confiance des autres ». Il faut déculpabiliser et non de-responsabiliser.

Ste Thérèse parlait de « miséricorde de Dieu ».

Il faut accompagner les gens dans le dialogue, avancer à leur rythme. Le Christ a mené un dialogue patient, respectueux, avec les gens de son époque,

et les a menés jusqu’à la connaissance de Dieu.

Le dialogue humain, la patience, le respect : voilà des valeurs importantes. Cela créé des  ponts.

 

« Ecclésia suae » (N° 67) : « l’Eglise doit connaître le monde dans lequel elle est et engager le dialogue » : l’Eglise se fait « conversation ».

 

St Augustin disait : « Je ne suis qu’une voix, Il est la parole ».

Ce message fait des « ponts », l’Eglise fait « conversation ». Il est important de remonter le moral des autres : sortir de l’école. On se parle, l’Eglise se fait conversation.

Le cheminement est complexe.

 

Il faut des projets dans un village : les fêtes locales, c’est important pour les jeunes, car les automatismes sont cassés. Il faut encourager les jeunes à faire quelque chose.

A Pamiers, des enfants ont chanté pendant le repas d’anciens alors que ce n’était pas prévu. Le jeu de massacre (taper sur des silhouettes) a paru amoral :

les enfants ont inventé un autre jeu.

A la place des silhouettes d’homme, en tapant sur « violence » apparaît le mot « tendresse », sur « jalousie », apparaît le mot « partage ».

Ils ont ainsi transformé un jeu en activité éducative : il faut le vouloir !

 

Discussion : les activités paroissiales.

Exemple : l’Eglise fait des ponts : ainsi, les sépultures réunissent toutes les générations. Les équipes funérailles donnent la parole aux familles, des lecteurs se portent

volontaires.

L’Eglise devant la mort : chapeau ! car elle a des paroles d’espérance.

 

Exemple : le projet du « Dimanche autrement » : des hommes, des femmes  réfléchissent, mettent en commun, pendant que les enfants ont des activités adaptées,

le repas est pris dans un souci de partage, puis le prolongement de la rencontre se fait avec des jeux entre adultes et enfants.

 

Il faut dialoguer sur des problèmes de société, de mariage, de pacs : il ne faut pas juger et avoir beaucoup de patience.

Toutes les religions, la philo, le monde, la parole, les loisirs, les manières de faire, tous les loisirs, sexualité, sont proposés par une société marchande :

pour les jeunes, le choix est très difficile à l’image des échangeurs autoroutiers actuels.

 

Il faut comprendre la stituation dans laquelle on est.

L’ « embryon » serait-il moins important que le « maïs transgénique » ?

 

Il faut amener le dialogue dans l’espace familial, religieux : ne jamais s’affoler. Il faut concilier les valeurs et la foi. Par le dialogue et les activités,

il y a des ponts qui se font.

Importance de l’éducation des « consciences ». Rechercher les valeurs d’espérance : ne jamais désespérer, car après l’hiver, c’est le printemps.

L’action de l’Esprit Saint est à l’œuvre.

 

Quand il y a dialogue, affrontement, Dieu sait s’adapter, apporte sa miséricorde. Sa Passion est le pont qui fête, fait des ponts entre nous.

 

QUESTIONS DIVERSES

 

Les divorcés-remariés ne sont pas excommuniés. Ne pas juger les personnes. Il faut que personne ne se sente exclu.

Le plus important, c’est la catéchèse, le sacrement arrive après.

Il faut renaître, entrer dans la Communauté pastorale.

 

Exemple d’un curé ayant refusé le baptême d’un enfant sous prétexte que ses deux aînés n’avaient pas été au catéchisme : après dialogue car le repas

de baptême était prêt, le prêtre a proposé une cérémonie d’accueil (pour sauver la « mise ») avec le sacrement plus tard.

 

Principe de subsidiarité : on ne décide pas à un niveau qui n’est pas le sien. Il ne s’agit pas d’un engagement de droit : « je demande, j’ai droit ! »

 

Exemple d’un paroissien qui ne veut payer le curé que lorsqu’il intervient, donc il ne voit pas l’utilité de verser au Denier d’Eglise.

Une réplique qui vaut son pesant d’or : « Et votre chien de chasse, vous le nourrissez bien toute l’année, donc traitez votre curé au moins comme

un chien de chasse !

 

APRES-MIDI

A eu lieu la célébration de l’Eucharistie, présidée par Mgr Marcel PERRIER et concélébrée par 4 autres prêtres.

 

 

    

Prière universelle

    

 

    

La Consécration

    

 

    

 

Chant final et mot d’adieu et de remerciement du Président

    

Dispersion

 

Il nous reste une vie

 

Refrain

 

Il nous reste une vie malgré le temps qui court

Il nous reste une vie pour bien remplir nos jours.

Il nous reste une vie quel que soit le parcours

Il nous reste une vie pour aller vers l’amour.

 

 

1/ C’est vrai que nous cherchons parfois

A nous raccrocher au passé,

Sans trop vraiment savoir pourquoi

Et sans vouloir y rester.

Mais l’on sait bien, au fond de soi,

Que le temps coule au sablier

Et qu’il importe chaque fois

De vivre au présent nos journées.

 

 

3/ Et c’est vrai qu’il y a des nuits

Où monte en nous comme une peur

De n’avoir pas tout réussi

Comme le voulait notre cœur.

Pourtant n’est-il pas vrai aussi

Que, pour apporter du bonheur,

Nous avons donné le meilleur

Aux nôtres autant qu’à nos amis ?

 

2/ C’est vrai qu’il y a des moments

Où nous ressentons tout à coup,

Au souvenir de nos enfants,

Comme un grand vide autour de nous…

Car on n’est pas moins leurs parents

Quand ils ont moins besoin de nous !

On peut les aimer autrement…

Qu’en les portant sur nos genoux.

 

4/ Et s’il est vrai que l’on s’ennuie

Quand les gens s’en vont tour à tour

Et que pendant des heures on prie

Que Dieu nous réunisse un jour,

Cela s’appelle aussi la vie

Et nous n’en ferons pas le tour.

Non, ce n’est pas de la folie

Mais tout simplement de l’Amour.

 

 

 

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